Affichage des articles dont le libellé est Témoignage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Témoignage. Afficher tous les articles

Back in URSS - Ira de Puiff

samedi 8 décembre 2012


Back in URSS d'Ira de Puiff
244 pages, édition France-Empire

Plus qu’un roman, c’est un témoignage inattendu et personnel, quasiment autobiographique, sur la découverte d’une certaine forme de liberté accordée à tout un peuple qui en avait été privé pendant soixante-dix ans. 
Or, il est intéressant et touchant, dans cette confession d’une « rescapée de la pérestroïka », de découvrir au-delà des premiers émois de la jeunesse, l’émergence d’une nouvelle sensibilité avec ses rêves et ses frustrations, ses nostalgies et ses chimères. Ce qui est nouveau et original également, c’est la prise de conscience pour un occidental des fausses impressions que nous avons retenues de cette époque qui ne s’est pas exactement passée comme nous l’imaginions, ni comme on nous l’a racontée. 
Pour la première fois, les illusions résultant de la fausse propagande s’évanouissent. La Russie apparaît sans masque et le nouveau régime sans faux semblant.


Back in URSS, le livre que j’attendais impatiemment de recevoir par voie postale. C’était avec impatience et envie que j’ai attaqué ce bouquin de l’auteure Ira De Puiff. Première chose en le voyant : la couverture rouge – plus rouge que rouge -, peut-être pour faire référence au communisme, et donc première référence avant même d’ouvrir ce livre au pays natal de l’auteure, sa chère Russie ? Une couverture accrocheuse, un format toujours aussi élégant cette lecture commence vraiment bien.

Je tiens tout d’abord à remercier la maison d’édition France-Empire, Ramiro L. Valderrama et bien entendu l’auteure Ira De Puiff pour m’avoir fait confiance et m’avoir permis de connaître ce petit bijou littéraire. 

Tout d’abord le style de l’auteur : Fluide, très fluide ! On se laisse emporter par le tourbillon de la vie de l’auteure sans s’arrêter, par ses joies, ses peines ses amours et surtout par sa passion pour son pays la Russie. J’avais un peu peur en débutant ce bouquin : Mémoires d’une jeune femme russe veut dire dates, dates je risque de m’y perdre. Et bien pas du tout. Des dates oui il y en a, juste ce qu’il faut pour se mettre dans le contexte d’un pays hésitant, un pays en équilibre précaire. Ce n’est pas vraiment le style de l’auteur mais cela aussi améliore la lecture : des chapitres courts, trois grandes parties, trois moments clé de la vie de l’auteure, et ce que j’ai énormément apprécié ce sont les citations au début de chaque chapitre, des citations de joie, de constat et surtout des citations de liberté.

Pour les personnages : Pas de personnages à proprement parler, mais des personnes qui ont marqué de près ou de loin la vie d’Ira, de la famille en passant par les hommes politiques ou encore par les Beatles. Mais la personne qui a le plus marqué sa vie c’est incontestablement son papa. Ce livre est un message d’amour à ce père disparu, ce père qui l’a tant aimée et qui était son héros, ce père que toute petite fille rêverait d’avoir. Et c’est avec son père, que sur une Grande Roue en Russie, qu’Ira saura ce qu’est en finalité la vie. C’est une roue, où au début on grimpe, on grimpe au sommet et puis petit à petit à mesure que l’on vieillit on redescend au point de départ pour s’éteindre. Une version schématisé comme les enfants les aimes mais avec une telle vérité. Mais père et fille partageait une passion forte, une passion qui les lies à jamais : une passion pour les Beatles. Et c’est d’ailleurs sur une note de Pal McCartney que Back in URSS se termine, le dernier cri d’amour à son pays, mais encore et toujours à son père. Mise à part son papa, Ded son grand-père paternel a été aussi un homme phare dans sa vie. Accompagnée et encouragée jusqu’au bout, jusqu’au départ du pays aimé. Et enfin véritablement, son premier amour : Slavik, que malheureusement le système Russe à changer. Mais peut importe, le premier amour reste éternel, même si l’excès l’a emporté.

Pour l’histoire : Comme je vous l’ai dis, Back in URSS est découpé en trois parties. La première partie nous raconte la vie de ses parents avant sa naissance jusqu’à l’accouchement de sa maman Olia. Son père était d’une famille aisée, sa maman d’une famille assez pauvre et qui rêvait d’un avenir meilleur dans de meilleure condition de vie. C’est dans cette partie que nous voyons l’amour immense d’Edik son père dès sa naissance. La seconde partie fait référence à son enfance, les ballades avec son père, la vie de plus en plus dure des Russes, le manque de logement qui conduira cette famille à déménager et à faire des rencontres. L’émerveillement et la joie de l’enfance sont très présents dans cette partie. Dans la dernière partie nous retrouvons une Ira beaucoup plus mature, une Ira déjà femme. Entre petits boulots, renversements politiques, les mafias qui règlent la vie des habitants il faut se trouver une place. C’est à ce moment que la vie d’Ira a radicalement changé. A la mort de son père, Ira quitte tout : une mère désespérée de ne pas vivre convenablement, un grand-père paternel qui la mort de son fils à anéantis et surtout un pays quelle a tant aimé, dans la richesse et la pauvreté pour se rendre dans un pays de rêve à cette époque : la France. Néanmoins dans chaque partie l’auteure fait un clin d’oeil à son enfance, avec des biographie sommaire de la personne phare du chapitre : Mon grand-père aime ça. Mon grand-père n’aime pas ça. Comme quoi on reste quelque part au fond de nous, des éternels enfants.

Pour résumé : On va essayé de résumer tout cela. Il n’y a que des points positifs dans ce livre. Les sentiments sont transmis avec force que ce soit la joie, la peine, l’humour, le désespoir ou l’amour. Chaque sentiment touche le lecteur simplement – OK je l’avoue. Oui j’ai pleuré à la fin. Juste un peu … – . Il n’y a pas une seconde d’ennuis, chaque époque de la vie d’Ira de Puiff est traité simplement sans chichis, sans embellir, c’est à la fois le personnage principal mais aussi un narrateur qui raconte son propre vécu. Mais il n’y a pas que ça. Il n’y a pas que le fait de raconter son histoire dans ce bouquin. Il y a aussi une dénonciation envers les médias principalement qui nous ont fait voir la Russie comme un méchant pays, un pays d’ivrognes et de filles légères. Quand on a finit de lire Back in URSS nous voyons la Russie autrement. Nous voyons la Russie et surtout les Russes comme des personnes adorant leur pays même dans les coups durs. Nous voyons la Russie se relever et s’élever lentement du chaos. Et surtout nous imaginons à la dernière ligne, le bonheur de vivre dans un pays où la liberté est reine.

Note Globale : 20/20



Mère épuisée - Stéphanie Allenou

samedi 17 novembre 2012


Mère épuisée de Stéphanie Allenou
220 pages, édition France Loisirs

Le récit poignant d'une mère ordinaire qui ose dire comment au fil des jours elle s'épuise, s'isole, se sent envahie de doutes et de peurs. Un témoignage qui rejoint le commun de chaque femme prise entre le bonheur d'être mère et la difficulté de vivre dans une société peu encline à entendre cette part non idéale et obscure de la maternité.


Livre prêté que je n'aurais jamais lu sinon, je me plonge dans l'aventure. J'apprécie la petite édition, les pages aux gros caractères extrêmement faciles à lire. Par contre la couverture me déconcerte... Une femme semble regarder avec désespoir l'objectif tendis que son enfant hurle. Pourquoi ne le cajole-t-elle pas ? Pourquoi ne fait-elle rien ? Nous le comprenons petit à petit dans ce bouquin d'une infinie mélancolie.

Pour le style de l'auteur : Un style comme je les aime. Etant un témoignage  l'auteur nous parle sans détour, nous confronte à nos peurs de devenir, d'être mère. Aucun détour, elle parle de sujet tabou comme le ras-le-bol des mères car les enfants épuisent. Elle souligne que cela ne veut pas dire que la mère n'aime pas son enfant mais quelle perd son identité à force. J'aime cette manière de dire les choses telles quelles le sont sans avoir peur des regards. C'est un point extrêmement positif de ce témoignage. Ensuite, ce bouquin peut servir de " cure " aux mamans. Le parcours de l'auteur avec ses propres enfants est décrit, avec ses maladresses comme avec ses moments de bonheurs. Les mères s'identifient, les pères prennent conscience du supposé mal être de leur femme, ce bouquin est universel. 

L'histoire : Alors pas d'histoire ici, le témoignage est bien réel. Je dois avouer que certaine fois, quand je lis que " je suis épuisée, je n'en peux plus " 50 fois, je suis un peu saoulée. Cependant je ne suis pas encore mère, que sais-je que de s'occuper à plein temps d'un enfant, voir de plusieurs (l'auteur ayant 3 enfants dont une paire de jumeaux) ? Je pense que toutes les mères ont déjà ressentie ce besoin de n'être plus avec leur enfant, de pouvoir penser à elle, de revivre. Ce n'est pas un drame, ça ne doit pas être pointé du doigt. C'est un fait point. L'auteur, se livre ici sans avoir peur d'être jugée et elle le souligne : Combien de femmes sont jugées ? Combien ressentent au fond d'elles un mal être ? Combien ont déjà rêvées de laisser leurs enfants là et de partir ? La grossesse peut entraîner une dépression. La France est championne à ce jeu du, chuuuut ! On a rien vus !

Les personnages : Là aussi, à proprement parler il n'y en a pas. Les enfants de S.Allenou sont des enfants comme les autres, avec leur lot de bêtises, de tendresses, d'amour et de coups de gueule. Cependant, c'est vraiment la manière d'être mère qui est mis en avant ici, la manière de se comporter avec ses enfants, d'affronter les choses de la vie. S.Allenou sait qu'elle n'est pas une mère parfaite, mais qu'est-ce qu'une mère parfaite ? Sachant que chaque enfant est différent et par conséquent chaque famille, comment peut-on décrire la maternité parfaite ? L'auteur a été aussi mère au foyer pour plusieurs raisons. Elle met aussi des termes sur la mauvaises conception des mères au foyer : virée shopping, loisirs etc. Non, être mère au foyer C'EST DU TRAVAIL, DU STRESS aussi ! 

Pour résumé : Abat les barrières et les tabous de notre siècle ! Un bouquin qui parle VERITABLEMENT des troubles, des désespoirs que peuvent avoir certaines mères après leur accouchement (burn-out maternel). C'est le premier bouquin que je lis à véritablement mettre des mots sur le mal être des mères, il ne faut pas en avoir honte, ni peur. Ensuite, Le bouquin se termine sur une touche joyeuse tout de même, l'auteur à pu créer son entreprise, toujours dans l'optique d'aider les familles. Chapeau bas à cet auteur.

Note Globale : 17/20

Parvana – Une enfance en Afghanistan – Deborah Ellis

samedi 15 septembre 2012


Parvana, une enfance en Afghanistan de Deborah Ellis
184 pages, édition le Livre de Poche

Parvana a onze ans et n’a jamais connu son pays autrement qu’en guerre. Une guerre de cauchemar, qui interdit aux femmes de sortir non voilées et sans l’escorte d’un homme, père ou mari. Assez grande pour être soumise a ces interdits, Parvana doit pourtant trouver une façon de les contourner. Car depuis que les taliban – groupe religieux extrémiste qui contrôle le pays – ont emprisonne son père, c’est sur elle seule que repose la survie de la famille…

Voilà un petit moment que ce livre me faisait de l’oeil dans ma PAL et voilà il est lu. J’ai passé un agréable moment dans ce pays si inconnu, à découvrir une famille et surtout découvrir une autre culture.Ce livre est aussi enrichissant au niveau de ce qui se passe en ce moment même dans ce pays. Fait pour la jeunesse, il permet de changer les mentalités et d’agir en faveur de l’Afghanistan et de son peuple.

Le style de l’auteur : Pour un roman jeunesse, pas la peine de sortir de grandes phrases. Un récit simple, des actions qui se succèdent et une anecdote pour les enfants. Pas de style particuliers, un livre qui se lit.

Pour l’histoire : Afghanistan. Invasion des talibans qui font régner la terreur avec de nouvelles lois notamment sur les droits des femmes, les restriction. Un pays où les libertés sont bannies. Une famille assez riche se voit contraintes à cause des bombardement de changer de maisons quasi quotidiennement et doivent se contenter de pièces de plus en plus petites. Le travail manque, la nourriture et l’eau manque, jusqu’au jour où le père de Parvana, seule personne en droit de travailler pour nourrir sa famille est arrêté par les talibans…

Pour les personnages : Nous voyons directement que la famille de Parvana est soudée. Tour à tour, chaque personnage aura sa minute de gloire pour une action déterminante du récit. Parvana, la fille mis en avant dans ce bouquin à une grande soeur et deux petits frères et soeurs. C’est une jeune fille déterminée avec beaucoup de courage et un peu rêveuse. L’entrée des talibans dans son pays a été faite avant sa naissance, elle n’a donc connue que cette peur, cette dégradation. Parvana trouvera la force pour subvenir aux besoins élémentaires de sa famille en prenant l’exemple de son paternel. Comme on dit l’espoir fait vivre !

Pour résumé : Un bon voyage dans un autre pays, une autre culture. Nous découvrons la condition des familles sous un régime qu’ils n’ont pas choisis. Nous voyons aussi les conditions des femmes : Mises à l’écart ne pouvant pas exercer de métiers, elles sont mises de côté au profit des hommes. Néanmoins le peuple d’Afghanistan ne se laisse pas avoir si facilement. Nous verrons la rébellion pacifiste, les écoles clandestines qui s’ouvrent mais la peur toujours présente. Un livre qui, à voir les conditions de vie de ces personnes, nous fait réfléchir. La fin reste un poil mystérieuse ce qui laisse au lecteur le soin d’imaginer à sa sauce la suite. Un bon petit moment de détente malgré un bouquin plus pour les jeunes ados !

Note Globale : 14/20

Blog contents © Lira bien qui lira le dernier. 2010. Blogger Theme by Nymphont.