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Le Poids des mensonges - Patricia MacDonald

mardi 11 juin 2013


Le Poids des mensonges de Patricia MacDonald
323 pages, édition Albin Michel

Catlin a tout pour être heureuse : un mari avocat qu'elle adore et un beau-fils de six ans qu'elle élève comme le sien puisqu'il a perdu sa mère. Mais quand le petit Geordie disparaît un jour où elle le conduit à l'école, ce rêve de famille idéale s'effondre. Bientôt son mari la croit coupable alors que tous les mensonges sur lesquels elle a bâti son mariage font surface. Séparée de son mari, en proie au désespoir, Catlin va tout faire pour retrouver Geordie et prouver qu'elle mérite l'amour des siens. Mais il lui faudra pour cela mettre au jour de terribles secrets de famille...

Et voilà mon dernier livre lu à ce jour, il s'agit de mon second livre de l'auteur après Une nuit sur la mer, que j'avais aimé mais sans plus. Je n'ai pas tout de suite fait la relation avec cet ouvrage et celui que j'avais déjà lu, après l'avoir faite, j'ai légèrement pris peur. En effet, je m'attendais au même style de lecture : sa se lit oui, mais c'est assez plat. Et bien pas du tout ! 

Quand nous lisons le synopsis, nous nous apercevons que la malheureuse Catlin va passer du bonheur absolu à l'horreur. En effet son beau-fils, Geordie, âgé de 6 ans, va disparaître. Où, par qui, et surtout pourquoi ?

Cette femme m'a touché. S'intégrer à une nouvelle famille n'est pas toujours aisé, bien souvent on se sent toujours étrangère malgré un accueil chaleureux, et les enfants, inconscients de leur cruauté, ne se privent pas pour le rappeler. Pourtant Catlin va être plus qu'acceptée, mais après avoir emmené Geordie à l'école pour une exposition il s'envole. C'est dans le chagrin et la douleur que l'on ne se retient plus et que l'on balance à la figure des gens des horreurs comme : tu n'es pas sa mère ...

Après les 20 petites premières pages de joies, nous vivons avec Catlin l'angoisse, les nuits blanches, l'horreur et la douleur dues à l'absence du petit Geordie, qu'elle aime comme son fils. J'ai vraiment eu de l'empathie pour cette femme, je n'ose imaginer plus grande douleur pour un parent que de ne pas savoir où son enfant est ni avec qui. Mais, dans ce fond noir, nous apercevons aussi la hargne de cette femme, l'envie qui la tiendra en vie, qui la poussera à agir de manière spontanée. Nous avons donc affaire à une mère courage. 
Les autres personnages sont assez hétéroclites : des jeunes garçons boudeurs, des grands-parents attentionnés, des tantes et oncles travailleurs ou fêtards ... En somme, une famille classique. Pourtant, dans cette famille se cache un secret, un sombre secret qui dégoûte, qui répugne et qui est tabou. L'auteur creuse en profondeur les traits des personnages, physiques comme psychologiques, nous plongeons au coeur de la famille.

Comme je le disais, il n'y a que les 20 premières pages que tout est rose. Nous sommes après complètement plonger dans l'histoire d'une famille. De rebondissements en rebondissements, nous imaginons un suspect. Et à la fin, je peux vous dire que je me suis leurrer du tout au tout. Un peu à la manière de Mary Higgins Clark, nous avons dans le dernier chapitre l'explication de la vérité et toutes les pistes se rejoignent et concordent. 

J'ai une mauvaise manière, très mauvaise. J'ai tendance à regarder la fin du livre - Ouuuuuuuuuuh ! - afin de savoir le dénouement. Je me suis forcée ici à ne rien lire afin de garder le suspens intact.

Pour résumer : J'ai passé un agréable moment, le suspens était au rendez-vous. Il y avait aussi de nombreux rebondissements qui pimentaient cette histoire. Le dénouement a été pour moi très inattendu, sincèrement je ne pensais pas que ça aller si loin ! Cette lecture à donc légèrement atténué ma peur de Patricia MacDonald :P

Note Globale : 18/20

Avant d'aller dormir - S.J. Watson

dimanche 30 décembre 2012


Avant d'aller dormir d'S.J. Watson
410 pages, édition Sonatine

À la suite d'un accident survenu une vingtaine d'années plus tôt, Christine est aujourd'hui affectée d'un cas très rare d'amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune femme célibataire ayant la vie devant elle, avant de découvrir qu'elle a en fait 47 ans et qu'elle est mariée depuis vingt ans. Son dernier espoir réside dans son nouveau médecin, Ed Nash. Celui-ci lui a conseillé de tenir un journal intime afin qu'elle puisse se souvenir de ce qui lui arrive au quotidien et ainsi reconstituer peu à peu son existence. Quand elle commence à constater de curieuses incohérences entre son journal, ce que lui dit son entourage et ses rares souvenirs, Christine est loin de se douter dans quel engrenage elle va basculer. Très vite elle va devoir remettre en question ses rares certitudes afin de faire la vérité sur son passé... et sur son présent.


J'avais très envie de lire ce livre, et quand on a proposé de me le prêter je n'ai pas pu refuser. L'histoire de Chris est prenante, cependant je ne pense pas que le livre m'ai touché énormément.

Commençons par ce qui m'a réellement ennuyer dans ce récit : les répétitions de la vie de Christine. Relire à chaque chapitre que celle-ci se lève, s'habille, ne sait pas où elle est, trouve le journal, le lit etc a été fort ennuyeux, c'est pour cela que j'ai sauté automatiquement ces passages-là. Autre chose d'un peu moins important durant la lecture, c'est la longueur que certains passage prenaient ... D'un autre côté chaque lecture du journal de Christine lui permet d'acquérir - et de nous raconter - une nouvelle pièce du puzzle. C'est pour cela que je la longueur de ces passages n'est pas vraiment un obstacle. Je dirais que les 150, 200 premières pages sont un peu traînantes ...

Concernant les points positifs :  Tout d'abord l'intrigue. Dès que j'ai lu le synopsis j'ai eu envie de découvrir la vie de Chris, son environnement, sa progression. C'est un thème peu abordé que ce genre de choc post traumatique. Et j'ai été servie par l'auteur : de nouveaux mystères se dressent tout au long de notre lecture, et surtout la fin est assez surprenante, déroutante. C'est vraiment pour la fin que je considère réellement ce bouquin comme un thriller, c'est machiavélique, noir. Je ne m'attendais pas du tout à cela je dois dire ce qui est une bonne chose. Quand la fin d'un bouquin est trop prévisible cela gâche la lecture.

Autre point positif : les personnages. Nous découvrons une Christine tantôt jeune dans un corps de femme mûre, tantôt femme de son époque. Après l'incompréhension, la lecture du journal permet à Chris de faire de l'ordre dans ses idées, de commencer finalement d'un point de départ et non de zéro. C'est une femme brisée par des croyances, par des photos et par son propre état... Mais nous découvrons aussi une femme forte qui essaie malgré tout de découvrir la vérité sur sa propre vie. Mais comment y parvenir si des personnes autour de nous nous mentent ? 
J'ai aussi bien aimé Ed Nash. Dans ma tête je me disais : C'est luiiiiii ! Il lui donne des trucs pas net celui-là... Mais c'est avant tout un docteur qui essaie d'aider une patiente en détresse et qui lui donnera tous les outils - le journal notamment - pour découvrir ce qui lui est arrivé. Il est disponible, trop peut-être ? J'ai trouvé qu'il considérait plus Chris comme un rat de laboratoire que comme une patiente lambda. 
Et enfin, le personnage le plus travaillé a été son mari. Quel choc ! Nous le découvrons aimant, bienveillant, utile dans la maison puis vers la fin un peu moins gentil il faut dire. Et la fin ... Il y joue un grand rôle assurément ! Mais vous n'en saurais pas plus.

La plume est pour un homme, tout en finesse. Loin des clichés parfois répétitifs de Musso ou Lévy, S.J. Watson est habile en matière de thriller. Il sait tenir en haleine son lecteur - peut-être trop ? -, joue sur le tableau des sentiments, du suspens, et nous fait attérir sur une fin bien émouvante. On peut se poser de nombreuses questions après la fin de ce récit et j'ai été un brin parano après hein ... XD.

Pour résumé : Après des débuts un peu laborieux, un manque d'actions, l'autre partie du livre est prenante, obsédante. Nous plongeons dans l'univers de notre Chris et nous tentons avec elle de découvrir la vérité. Les personnages sont assez travaillés mais dommage que la fin arrive un peu trop brutalement, j'aurais préféré quelques chose d'un peu plus long au lieu de tout nous "jeter" à la figure. Sinon je conseille ce bouquin vraiment, c'est à lire sauf pour les gens paranoïaque, abstenez-vous !

Note Globale : 15/20

L’appel de l’ange – Guillaume Musso

dimanche 9 décembre 2012


L'appel de l'ange de Guillaume Musso
382 pages, édition XO

Dans leur téléphone, il y avait toute leur vie. 

New York. Aéroport Kennedy. 
Dans la salle d'embarquement bondée, un homme et une femme se télescopent. Dispute anodine, et chacun reprend sa route. 
Madeline et Jonathan ne s'étaient jamais rencontrés, ils n'auraient jamais dû se revoir. Mais en ramassant leurs affaires, ils ont échangés leurs téléphones portables. Lorsqu'ils s'aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10000 kilomètres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San-Fransisco. 
Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l'autre. Une double indiscrétion et une révélation : leurs vies sont liées par un secret qu'ils pensaient enterrés à jamais...

Et voilà le dernier livre que j’ai lu durant mes vacances en Corse ! J’avais très hâte de le commencer vus l’enthousiasme des gens. C’est chose faite !

Tout d’abord, comment ne pas remarquer cette couverture magnifique ? Je ne comprenais pas pourquoi la jeune femme de la couverture tenait un flingue mais après lecture de ce bouquin tout s’éclaire. 
Nous avons l’histoire des deux personnages principaux que tout éloigne mais que tout rapproche pourtant. Madeline est fleuriste sur Paris, Jonathan est restaurateur aux States. Après un banal échange de téléphone dans un aéroport, chacun va plonger dans la vie intime de l’autre grâce au téléphone portable, et découvrir qu’en fait ils sont plus liés qu’ils ne le croient.

Musso qui est l’un de mes deux auteurs favoris, m’a encore une fois totalement séduite. Rien que la mise en page de ce roman – avec par exemple des petits rectangle pour les SMS, des citations à chaque début de chapitre – me ravie et nous plonge encore plus dans l’histoire.

Dans ce récit, nous avons au début la description de la vie des personnages avant leur rencontre mais tous cela reste mystérieux. Leur premier échange n’envisage guère une suite, puisqu’aux premiers abords ils s’insultent. Dans la confusion d’un bar, ils échangent pas mégarde leurs téléphones. Puis petit à petit, piqué par la curiosité, les deux inconnus se servent du téléphone de l’autre pour mieux le connaître. Quand Jonathan parvient à ouvrir un dossier qui est le secret le plus protéger par Madeline, ils sont pris dans un engrenage.

J’ai tout simplement adoré les deux tempérament des personnages. Madeline l’ancienne flic qu’une histoire a bouleversée, est une femme forte avec un sacré caractère. Elle dirige sa boutique avec passion. Lui, Jonathan, est un homme plutôt fragile que la trahison d’une femme a brisé. Pourquoi j’ai bien apprécié cette lecture simple ? Tout simplement parce que le style de l’auteur me plaît. L’histoire est assez originale et bien ficelée. Elle tient en haleine jusqu’au bout ! Petit bémol quand même : Juste le passage où Jonathan » comprend » le message envoyé par la jeune fille enlevée tous ça pour former le mot cicatrice… Je n’ai pas trouvé ce passage bien rattacher au reste. Sinon c’est génial !

Note Globale : 19/20

Level 26 – Anthony Zuiker


Level 26, Tome 1 d'Anthony Zuiker
436 pages, édition J'ai Lu

Les policiers du monde entier répartissent les criminels sur une échelle de 1 à 25, selon leur dangerosité. Un tueur échappe à cette classification. Cruel à l'extrême, insaisissable, sévissant sur tous les continents, il ne connaît aucune limite ni aucun mode opératoire de prédilection : c'est le niveau 26. Un seul homme peut l'arrêter. Il s'appelle Steve Dark, et depuis que ce monstre a massacré sa famille, il s'est juré de cesser de traquer les psychopathes. Mais bientôt, il n'aura plus le choix.


Un livre écrit de la main d’un auteur des Experts ? Inutile de vous dire que je me suis jetée dessus ^^. Avant votre lecture, ce livre vous promet : de l’horreur à vous glacer le sang, de l’action et du frisson. Promesse tenue et un seul mot pour le décrire : GÉNIAL ! 

Dans la pyramide de dangerosité des criminel, le Level 26 – appelé Sqweegel – obtient la palme d’or c’est donc le plus dangereux. Pourquoi me demandez-vous ? Il n’a ni mode opératoire, ni victime potentielle et ne laisse AUCUNE trace de son passage. C’est donc Steve Dark qui s’est promis de l’arrêter car Sqweegel a massacré sa famille.

Ce livre obtient son premier bon point grâce à son innovation : des passages sont disponibles grâce à des codes – qui sont dans le livre – sur Internet. Personnellement, je n’ai regardé aucune de ces vidéo, mais certaine critique dénonce la petite qualité des vidéo ou carrément leur inutilité. Son second bon point est dû au suspens et à l’horreur présents tous le long du bouquin. Pas une minute d’ennuis c’est assez bien ficelé et notre moral en prend un coup. Comme je le disais sur ma chronique précédente – celle de Misery – c’est le premier roman à m’avoir donné des cauchemars ! Rien n’est épargné aux intrépides lecteurs : de l’horreur, du sanglant et du morbide. Le Level 26 pousse au plus loin sa folie et son audace.

 Level 26 souligne les traits fou de son plus dangereux assassin. Dommage qu’il y ait peu de descriptions à son sujet – il doit être assez intéressant d’entrer dans la tête d’un psychopathe -, par contre Steve Dark est plus décrit, plus travailler. Je vous préviens d’avance : une fois commencer dur dur de s’arrêter ! Je me pose toujours une petite question … Est-ce que folie est apparenté à intelligence suprême ?

Note Globale : 20/20


Le Clandestin – John Grisham

dimanche 2 décembre 2012


Le clandestin de John Grisham
400 pages, édition Pocket

Lobbyiste sans foi ni loi, Joel Backman a été condamné à vingt ans de prison pour avoir vendu à une puissance étrangère un superlogiciel capable de contrôler un ensemble de satellites espions. Six ans plus tard, à sa grande surprise, il est gracié par le président des Etats-Unis sortant et exfiltré dans une jolie ville d’Italie. Sous une nouvelle identité, le Clandestin découvre l’art subtil d’être heureux. Il est libre… mais transformé en appât. Car, si la CIA a obtenu sa grâce, c’est pour mieux savoir qui va le tuer : les Israéliens ? les Saoudiens ? les Chinois ? La chasse à l’Homme a commencé…

Offert avec 2 livre acheté de poche, je me lance dans un nouveau polar/thriller et je n’ai pas été déçue ! 

Dès le résumé du livre, nous apprenons qu’en fait la » grâce » acquise par Joel Backman n’est destiné qu’à le tué, et cette fois la quatrième de couverture n’a pas menti ! Le début de ce roman commence à la prison où Joel est retenu. Au début je ne comprenais pas trop le motif pour lequel il était détenu, mais au fil de l’histoire nous avons des flash-back qui nous explique tout – il a vendu un logiciel capable de contrôler des satellites espions, il a donc aux yeux des Etats-Unis trahis son pays -. Joel est donc gracié pour être extradé vers l’Italie où il devra prendre une nouvelle identité – Marco Lazerri – avec un mentor pour l’aider et surtout veiller à ce qu’il se fasse bien tué sur le sol Italien. Malheureusement, Joel comprend l’embrouille et réussi à leur échapper avec l’aide de son professeur d’Italien.  

J’ai trouvé cette histoire intéressante pour : le fait de découvrir l’Italie, – et avec cela quelques mots d’Italien – ses monuments – car pour apprendre la langue, son professeur lui fait visiter -. Il y a ensuite l’intrigue, nous comprenons petit à petit la machination orchestré contre Joel et en fidèles lecteurs, nous souhaitons le voir sortir de ce mauvais pas et recommencer sa vie ailleurs. 

 Le roman est bien construit. Au travers des différents pays visité par Joel, l’auteur nous offre une formidable balade. C’est vrai que l’action au sens propre du terme arrive dans les 100 dernières pages, mais le reste du bouquin est tout aussi divertissant – avec la politique surtout -. Ce n’est pas un thriller exceptionnel, mais bon quand même.

Note Globale : 12/20

Next - Michael Crichton

samedi 1 décembre 2012


Next de Michael Crichton
551 pages, édition Pocket

Pour John Burnet, atteint d'un cancer, le nouveau traitement du docteur Gross relève du miracle. Pourtant, une chose l'inquiète : Gross multiplie inutilement les prises de sang. Horrifié, John apprend que son médecin a vendu ses cellules à BioGen, un laboratoire privé, et qu'il n'est plus le propriétaire de la lignée cellulaire. Plus grave, les cellules de sa fille Alex et de son petit-fils Jamie, qui partagent son patrimoine génétique... appartiennent également à BioGen.

J'avais commencé cette lecture, puis l'avais laissé de côté. Je suis enfin arrivée à la terminer et le résultat est assez positif.

Je voudrais en premier parler du seul point négatif à mes yeux... Le vocabulaire. Ce livre traite de génétique, certaine fois pour comprendre les dires scientifiques des médecins il faudrait avoir fait un minimum de biologie humaine, ce qui n'est pas à la porté de tout le monde. C'est vraiment ce langage qui pourrait bloquer la lecture et la rendre incompréhensible. Passons.

Nous sommes entraîné dans un thriller médical, où l'homme en soi n'est plus qu'un ADN commercialisable. Les entreprises pharmaceutiques en deviennent redoutables car elles ont l'appui d'avocat pour régler les litiges quand ils se présentent. L'Homme avec elles, ne devient qu'une source d'argent et les droits les plus fondamentaux comme le fait que son propre corps on en fait ce que l'on veut n'existe plus. Tout est une question de business.

Ce thriller est en fait un enchevêtrement d'histoires différentes à première vue, mais qui se regrouperont. La première est de John Burnet qui s'est fait voir commercialiser par son médecin à BioGen. Sa fille et son petit fils deviennent eux aussi la cible de BioGen car ils partage les mêmes cellules. Les autres histoires seront plus ou moins liées à celle des Burnet, mais la génétique sera toujours le point dominant.

J'ai aimé les questions d'éthiques qui sont révélées. Finalement la génétique, ce n'est pas vouloir être Dieu ? Jusqu'où sont prêt à aller les groupes pharmaceutiques entre autres, pour l'argent ? Dans le livre ils n'hésitent pas à envoyer des mercenaires à la poursuite d'Alex Burnet et de son fils car John est introuvable. 
Je trouve ces questions pertinentes, traitant de problèmes majeurs du 21e siècle. Ce n'est pas un livre comme les autres, les réflexions que nous suggèrent l'auteur tout le long du texte sont profonde. 

On dit que ce bouquin est un thriller... Je ne vois pas très bien où. Certes c'est un univers assez glauque, mais sans vraiment de meurtre comme nous pouvons nous y attendre. Cela ne m'a guère perturbé cependant, la noirceur de ce livre est dans la volonté des hommes d'acheter d'autres hommes.

Pour résumé : Ce fut un belle découverte malgré les termes peu adéquat pour certains publics. La génétique posera toujours des problèmes surtout quand elle est trop liée à l'argent, au profit. Micheal Crichton a réussi à mettre en mots les angoisses et les vérités sur la génétique. Je voudrais aussi mettre en avant les recherches faites par l'auteur que ce soit dans les livres, journaux, témoignages pour apporter le côté authentique à ce livre. 

Note Globale : 13/20

Le premier sang – Sire Cédric

dimanche 16 septembre 2012


Le premier sang de Sire Cedric
508 pages, édition le Pré au Clercs

Les plus grandes terreurs naissent dans l’enfance et prennent racine au plus profond de nous.
Qu’est-ce qui les fait resurgir ? Sommes-nous capables de les surmonter ? 
Par une nuit d’hiver glacée, deux flics de la criminelle, partis pour surveiller un parrain de la drogue en banlieue parisienne, mettent les pieds dans une étrange affaire. Leur principal suspect est mort brûlé vif dans son appartement et les méthodes employées ne ressemblent pas à un règlement de compte. Eva Svärta, la policière albinos, dominée par le désir obsessionnel de retrouver le meurtrier de sa mère et de sa sœur jumelle, pressent un danger imminent. Et si les fantômes du passé se mettaient à reprendre vie ? Hallucination ou réalité ?
À travers ce nouveau roman étonnant de maturité, Sire Cédric ramène son héroïne aux origines du mal qui l’empoisonne. Le vertige qui la submerge progresse tout au long de l’intrigue, impitoyablement, terriblement. Vos nuits n’ont pas fini de vous surprendre.








Je l’ai finis mercredi dernier et quelle merveilleuse surprise ! Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Le Pré Aux Clercs ainsi que le forum Mort-Sûre pour m’avoir fait découvrir un nouvel auteur, et surtout un livre totalement formidable.

Sire Cédric nous plonge tout au long de son thriller, au coeur même des tourments de son héroïne Eva Svärta : son enfance a été marquée de la couleur du sang, et, ce quelle a vécue à l’âge de 6 ans la hante et la tue à petit feu.

Du style de l’auteur, il est extrêmement fluide. Sire Cédric a aussi la particularité de manier à la perfection différents style : le thriller est prédominant, mais côtoie le surnaturel ainsi qu’une pointe de romance. Ce mélange étonnent coule tout seul, chaque passage s’imbrique à l’autre avec facilité. Les flash-back en italique sur l’histoire de Madeleine et ses confrères sont extrêmement intéressants. Il nous permettent de ne pas nous perdre et de comprendre les zones d’ombres s’il en reste, durant la lecture. Une histoire très bien écrite, du suspens jusqu’à la dernière page !

Au niveau de l’histoire un petit résumé : Eva Svärta a été témoin à l’âge de 6 ans du meurtre de sa soeur jumelle et de sa mère. Depuis elle a grandi et travaille dans les services des forces de l’ordre. Malgré ce statut, chaque minutes elle est hantée par ces souvenirs morbides et cherche par tous les moyens de trouver le coupable.

Les personnages sont tous très attachants. Du plus cruel à Eva, chaque personnage a une importance capitale. Certain passages peuvent être déroutant, mais au fil de la lecture en fait tout s’explique, la lumière est faite. Eva est évidemment mon personnage préféré. Albinos, elle attire beaucoup les regards. Son tempérament distant, ses faces cachées font d’elle une personne profondément solitaire. Mais, un homme – Alex Vauvert – a réussit à toucher son coeur. Ils vont se retrouver au cours d’une ultime enquête …

Nous allons essayer de résumé tout cela : ce livre est un véritable coup de coeur. Le mélange des genres littéraires, la panoplie de personnages et d’actions de ce livre nous offre une plongée au coeur de la France, tantôt en région parisienne tantôt dans les Pyrénées. Les livres précédent Le premier sang mentionne aussi Eva Svärta. Pourtant, aucun élément nous manque pour la compréhension de l’histoire même quand il s’agit de son passé. J’ai beaucoup aimé la précision de l’intrigue : au début on trouve que les 2 affaires qu’essaient de résoudre d’un côté Alex et de l’autre Leroy et Eva ne sont pas combinées en fait, elles le sont ce qui va permettre des retrouvailles … Et pas que des meilleures. Ce tome a de nombreuses réponses concernant le passé de l’héroïne mais la fin nous plonge dans de nouvelles concernant son futur. J’ai donc aimé : l’intrigue très très bien menée, du suspens à gogo et jusqu’à la fin, des personnages très recherchés qui nous plonge au coeur de la folie et de l’idolâtrie, le côté fantastique qui s’associe au thriller et au suspens comme si ce mélange avait toujours existé … Du pur bonheur en matière de lecture, et en plus un auteur coup de coeur. A LIRE SANS PLUS ATTENDRE !

Note Globale : 20/20





A la folie - Pascal Marmet

lundi 10 septembre 2012


A la folie de Pascal Marmet
175 pages, édition France-Empire.








Armée d’une bonne dose d’insolence et avec l’impertinence de ses vingt ans, Joanna force la porte d’un prestigieux groupe de presse et, grâce à son audace, se fait embaucher par la directrice d’un célèbre magazine féminin.Alors que sa destinée semble s’améliorer, son passé trouble la rattrape sous la forme d’un journal intime dont elle hérite d’une parfaite inconnue. Ce cahier va placer sur son chemin Pascal Langle, un propriétaire de théâtre rongé par la tristesse. Lui aussi reçoit un des onze cahiers de sa compagne décédée dans ses bras il y a dix ans. A leur insu, un manipulateur usé par la folle dirige dans l’ombre un odieux projet.








Après une absence me voilà de retour ! Avec cette fois-ci un thriller de Pascal Marmet. Voilà encore une fois une très bonne surprise, un mélange d’émotion et de folie meurtrière.

Je tiens tout d’abord à remercier Pascal Marmet de m’avoir fait confiance et de m’avoir envoyé son thriller que j’ai énormément aimé.

Le style de l’auteur est très important dans un thriller. Il faut tenir en haleine le lecteur, savoir mêler personnages avec l’intrigue tout en restant un livre passionnant, ce que l’auteur a très bien réussis ici ! Un style fluide ce qui est très important avec toutes les courses poursuites à travers Paris que nous offre A la folie. De plus, le genre romantique ici s’intègre à la perfection. Le style de l’auteur a aussi quelque chose en plus, par le fait de phrases courtes il donne véritablement vie à l’histoire de ce livre.

Au niveau de l’histoire : Pascal Langle a perdu tragiquement sa femme. Quand un notaire l’appel pour récupérer l’un des onze cahier que sa femme a laissé derrière elle, il se retrouve mêlé malgré lui à des abominations, commencées il y a plus de 20 ans.

Pour les personnages : Ce qui est surprenant dans ce roman c’est la diversité des personnages mais pourtant leur adaptation parfaite à l’histoire. J’ai adoré Pascal. Dans la première partie du livre nous le découvrons en profondeur, nous décryptons sa douleur d’avoir perdu sa femme. Ce moment m’a très ému et j’ai même du arrêter quelque temps ma lecture pour raisons personnelles. C’est un personnage à l’apparence forte mais qui de l’intérieur est dévasté. La mort de Ludmilla lui a fait perdre le goût de la vie, et l’achat du théâtre dans le sud de la France est un cadeau à elle. Il y a aussi Joanna, Marie-Ange et Clémence, 3 personnalités différentes, 3 femmes différentes et pourtant un passé en commun.

Pour résumé : Ce mélange de courses-poursuites, d’émotion et de folie scientifique nous transporte à travers Paris et le sud de la France avec force. Un périple passionnant et surtout une fin tout à fait inattendu. La force de ce thriller est justement de mélanger des genres de lectures, où chaque passage à de l’importance et nous permettent de reconstituer le puzzle de la vie des personnages. Des personnages plus vrais que nature, une intrigue originale où folie et passion se confondent. Les thèmes principaux qui sont la manipulation génétique ainsi que la folie nous conduisent dans un dédale de faits et d’horreur. Un livre tout à fait excellent, une plume parfaite, Pascal Marmet signe ici un superbe thriller romantique.

Note Globale : 15/20
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