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A.B.C contre Poirot - Agatha Christie

dimanche 9 mars 2014

A.B.C contre Poirot d'Agatha Christie
221 pages, édition le Livre de Poche
 
 
Bien sûr, la retraite a ses charmes… Cependant, Hercule Poirot ne peut s’empêcher, de temps à autre, de reprendre du service, à condition, bien sûr, qu’il s’agisse d’une affaire hors du commun. Et quelque chose lui dit que cette curieuse lettre signée A.B.C. risque de stimuler ses petites cellules grises…

 
Un petit policier ne fais jamais de mal et c'est avec plaisir que je retrouve le passionnant Hercule Poirot, le plus fin limier de tous les temps dans une autre aventure, A.B.C contre Poirot. Ce qui m'a le plus marqué dans ce livre-ci, c'est que lorsque que l'on croit qu'il n'y en a plus ... Beh y'en a encore.
 
Poirot est censé être à la retraite ... Mais fait bien remarqué à Hastings que si une affaire est passionnante, non pas sa complexité et son drame mais par la mobilisation de ses cellules grises, il veut bien se remettre en chasse. C'est ce qu'il fit ici.
Poirot reçoit une lettre signé de A.B.C, cette personne se permet de narguer le grand Poirot ! Et par la même occasion lui fournit le lieux et la date d'un prochain meurtre. Ainsi s'enchaîneront plusieurs meurtres avant que la vérité n'éclate ...
 
Comme toujours, et je ne m'en lasse jamais ... Agatha Christie manie avec une dextérité magnifique ses livres. Elle est vraiment la reine du crime et je ne me lasse jamais des Hercule Poirot. C'est impressionnant de lire quand Hercule Poirot explique les faits à la fin, que des signes minimes nous étaient donné à nous, lecteurs mais que nous n'avons pas su les interpréter comme il se doit mais qui font toute la différence.
 
Ici n'est pas coutume, Hastings est le principal narrateur, sauf pour quelques chapitres qui, au fur et à mesure de la lecture font épaissir le mystère de cette affaire. Dans sa narration, le binôme de Poirot n'hésite pas à traduire la difficulté qu'à Poirot à trouver une raison logique à tous ces meurtres. Poirot est poussé dans ses retranchements face à cet ennemi invisible qui a décidé de lui tendre un défis de taille. Leur première supposition c'est la folie meurtrière, en effet qui mis à part un fou, peut se permettre de narguer le grand Poirot tout en continuant à perpétrer ses meurtres ? De plus, il ne semblerait n'y avoir aucun lien entre les personnes tuées ...
 
J'ai vus dans ce livre les rares fois où Poirot est presque dans une impasse. Il n'en montre rien, mais l'affaire avance peu et notre détective se ferme de plus en plus pour méditer. Plusieurs faits sont troublants, mais Poirot a toujours en son âme et conscience la maitrise de la situation. Mais A.B.C n'est pas forcément celui que l'on croit ...
 
Je me demande parfois comme l'auteure peut se retrouver dans tous ces personnages, dans tous ces discours. Mais c'est ce qui fait la beauté des œuvres d'Agatha Christie, cette sensation de maitriser son sujet sur le bout des doigts pour en faire profiter pleinement le lecteur.
Pour résumé, encore un très bon policier. Je me fais à chaque fois avoir ! Du suspens, des phrases énigmatiques de Poirot qui me donnent envie d'aller en dernière page et de découvrir pourquoi, comment, avec quoi et quand le meurtrier à commis son forfait. Un mobile un peu classique, mais l'histoire en elle-même est très prenante.
 
Note Globale : 16/20

Mrs McGinty est morte - Agatha Christie

lundi 12 août 2013


Mrs McGinty est morte d'Agatha Christie
250 pages, édition Le Masque
Lu en ebook.


L'assassin a frappé Mrs McGinty à la tête. Avec un hachoir. Puis il a fouillé la chambre et volé les trente livres que la vieille dame cachait sous une lame de parquet. C'est écœurant ! Comment l'illustrissime Hercule Poirot va-t-il occuper ses loisirs si les meurtres deviennent à ce point sordides ? Pas question de manger de ce pain-là. Et pourtant... Si la police avait fait fausse route dès le début ? Si les petites cellules grises de Poirot pouvaient éviter la corde à un innocent ? En ce cas, évidemment... Poirot condescendrait peut-être à examiner de plus près un fait divers bien vulgaire - en apparence du moins...

C'est avec plaisir que je retrouve l'un de mes enquêteur préféré : Mr Hercule Poirot, qui est appelé par Spence, l'agent de police sur une affaire pourtant déjà classée. En effet, toutes les preuves désignent un jeune homme et la sentence est irrévocable : la corde. Cependant, Spence a comme un doute et fait appel au meilleur afin de tirer cette histoire au clair. 

Comme si je l'avais quitté hier, Hercule Poirot ne change pas d'un pouce tout au long de sa vie ! Toujours imbu de lui-même quoi qu'ici moins, il a du talent et il ne s'en cache pas ! Au départ peu désireux de prendre cette affaire, celle-ci attire quand même son attention, et c'est donc en terrain déjà conquis, que Monsieur Poirot aborde le meurtre. Cependant, dans cette petite bourgade de Broadhinny, nombreux sont les nouveaux et donc, les langues ne se délient pas facilement ... 

Les apparences sont parfois trompeuses dit-on ... Hercule Poirot l'a vécu ! Entre fausse identité, passé familial lié au passé criminel, la peur des "qu'en dira-t-on ?", l'obsession de la perfection, notre détective met les pieds dans le plat. J'ai bien apprécié cette lecture faite autour de personnage assez symbolique des petites bourgades. C'est toujours assez impressionnant pour moi de voir l'auteure se dépatouiller dans toutes cette jungle humaine, j'avoue parfois perdre un peu le fil mais qui m'est facilement rendu par les explication du big boss détective. 
Cependant malgré les explications, je me suis laissé tout le temps prendre dans des pièges tendu par l'auteure qui nous cri : Regardez au delà des apparences ! Un policier qui oscille entre fausse piste, féminité et querelle d'identité. Agatha Christie est donc l'une des maîtresse incontestée du genre policier, tenant en haleine le lecteur jusqu'au dénouement tant attendu. J'admire aussi le fait que l'auteure plante parfaitement le décor et décrive chaque chose d'une manière sobre mais qui m'a mise instantanément dans l'ambiance.

Concernant les personnages, j'adore cette multitudes de personnes différentes que j'ai pu croiser dans les Agatha Christie. Ici, toutes les classes sociales sont représentées, de la bonne à tout faire aux plus hauts rangs sociaux, soucieux de leur apparences et que les ragots de voyagent pas. Mais, comme chacun le sait, c'est le plus souvent chez ces gens irréprochables que ce cachent les plus lourds secrets ...
Personnages au fort tempérament, veuve éplorée, femme à la langue trop pendue, l'auteure grossit touts ces petits défauts féminins et masculins ce qui les transforment en mobiles parfaits.

Pour conclure : Encore une affaire prenante en compagnie de Poirot. Je me suis laissée guidé par le maître des résolutions de mystère et par son esprit méthodique. Du suspens, des secrets, le mélange est parfait pour que le lecteur accroche. Je ne m'en lasserais décidément jamais ...

Note Globale : 17/20

La Chambre close - Per Wahlöö & Maj Sjöwall

dimanche 13 janvier 2013


La chambre close de Maj Sjöwall et Per Wahlöö
412 pages, édition Rivage (Noir)

Une femme commet un braquage au cours duquel un homme est tué accidentellement. Dans le même temps, deux dangereux pilleurs de banques écument Stockholm, et mettent la police sur les dents. Martin Beck quant à lui, reprenant le travail après une longue convalescence, se heurte à une affaire bizarre : un vieil invalide nécessiteux est retrouvé mort dans une pièce sordide soigneusement fermée de l'intérieur. Il a une balle dans le ventre. La police veut conclure à un suicide, mais dans ce cas où est passé le pistolet ? Un pistolet qui, justement, semble avoir servi au braquage... A partir d'un classique mystère de chambre close se dessine progressivement une affaire complexe, à la résolution parfaitement amorale.

Adorant la collection Rivages/Noir, j'ai tenté l'expérience avec un petit policier made in Suède. Au final, le résultat que j'attendais n'est guère au rendez-vous, mais La chambre close met d'autres atout en avant.

Ce livre met en exergue deux enquêtes policières qui semblent différentes mais qui sont étroitement liées. L'une, que mène seul Martin Beck, est le "suicide" d'un homme dans une chambre qui était fermée de l'intérieur. La seconde enquête menée par Bull, vise à arrêter deux grands gangsters qui, selon des sources, vont faire le coups du siècle prochainement.

Je parlais un peu plus haut d'autres atout qu'avais La chambre close. Le principal est la dénonciation forte des auteurs, envers la société Suédoise. Et tout y passe, le Gouvernement lui-même qui ne cherche qu'à augmenter son propre profit au détriment de son peuple, à la police corrompue jusqu'à la la moelle et qui enchaîne bourde sur bourde, à la population qui ne réagit pas et qui s'autodétruit en pillant, volant, et agressant... Chaque page de ce policier dégoulinent d'accusation, de dénonciation face à ces évènements. C'est un atout dans le sens où, en plus de mener une enquête, les auteurs décrivent la société Suédoise des années 60-70 ; façade de démocratie, sous la croûte il n'y a rien d'autre que le profit fait par les bourgeois laissant crever les autres catégories sociales. 
Le second atout de ce roman est les deux enquêtes, mais qui aussi pour moi cache une faiblesse. En effet celles-ci avancent parallèlement, on ne se perd pas dans les enquêtes ce qui est déjà bien. Cependant, quand j'ai terminé le livre, j'ai trouvé que le lien entre les deux enquêtes n'était pas aussi exceptionnel que ce à quoi je m'attendais. Quand nous nous retrouvons confronté à un "suicide" dans une chambre fermée de l'intérieur sans retrouver d'arme, on peut s'attendre à un retournement de situation, quelque chose de surprenant. Ici non, la fin je l'ai trouvé plutôt plate, j'ai peut être un trop bon souvenir de Dix petits nègres de notre chère A.Christie ? :\
Le troisième atout est son rythme : pas de longues descriptions, c'est un policier qui se lit très facilement - sauf pour les noms de lieux, quand on est français ils sont juste incompréhensibles, mais après c'est un détail de langue -.

Concernant les personnages, j'ai bien aimé Beck qui n'est autre que le commissaire en chef de la brigade criminelle de Stockholm - s'il vous plaît ... -. Malgré un retour à son poste après une longue convalescence du à une - comme il le dit si bien lui-même - bourde de sa part, Beck se voit chargé de l'affaire du "suicidé", qui a été bâclé dès le départ. Pourquoi est-ce que j'ai apprécié ce personnage ? Loin d'être attachant comme certains personnages qui ont pu croiser mes yeux, Beck est un homme distant, allant droit au but, sans fioritures ni chichis. Cet homme pose les questions, et les bonnes, ne passant pas par quatre chemin avec un suspect, déduisant, s'escrimant à résoudre une affaire que personne ne veut. 
Je dirais que Martin Beck est le seul qui pour moi, a eu un véritable intérêt dans ce livre. Non pas que les autres soient négligés, mais ils forment tous une masse compacte de profiteurs, de corrompus - à l'exception près de Rhea -.

Comme je l'ai dit précédemment  le seul point noir véritable pour moi est la fin qui m'a déçue. Je m'attendais vraiment à quelques chose de plus complexe et je suis resté un peu sur ma faim. A certains passages, les dialogues sont pour moi un peu bâclés, ils sonnent faux. Je ne sais pas mettre de mots sur ce que j'ai ressentie mais quelques chose clochait. Passons.

Pour résumé : Un petit policier tout simple, la plume des auteurs méritent la lecture. Deux enquêtes entraînantes, en fond de paysage une Suède pourrie et meurtrie, un anti-héros qui est devenue héros et qui détonne par son fond de justice face au système. Dommage qu'il y ait cette sensation de manque au dénouement, si j'ai encore l'occasion de lire des oeuvres de Per Wahlöö et Maj Sjöwall je le ferais sans problème.

Note Globale : 12/20

Et nous nous reverrons… – Mary Higgins Clark

jeudi 10 janvier 2013


Et nous nous reverrons de Mary Higgins Clark
433 pages, édition Albin Michel

Accusée du meurtre de Gary, son époux, un médecin réputé de Manhattan, Molly a passé six ans en prison. Et voilà que lorsqu'elle en sort, bénéficiant d'une remise de peine, la jeune femme avec laquelle Gary avait une liaison est assassinée à son tour... De nouveau suspecte, Molly doit prouver son innocence. Elle n'a que deux alliées : ses amies d'enfance, Fran et Jenna. Mais quel rôle joue cette dernière, devenue l'épouse d'un homme d'affaires sans scrupules ? Et qui a voulu accuser Molly ?

C’est toujours avec plaisirs que je retrouve MHC, une auteure phare dans la catégorie policier. J’ai toujours très hâte de connaître le fin mot de l’histoire – la patience est la meilleure des vertu décidément j’ai du raté la distribution – et à chaque fois c’est avec plaisir que je découvre machinations, mensonges … 

Le style de l’auteur : Chapeau bas à la Madame ! Un style très fluide mais en même temps un style qui conserve jusqu’au bout le mystère et qui l’épaissit même au fil des chapitres. Une très bonne impression de la maison d’édition Albin Michel qui avec les chapitres très courts de ce bouquin, permet de couper la lecture sans être perdu. Un moment de détente de part le texte simple, fluide mais un moment d’angoisse aussi, mais qu’est-ce qu’il va se passer ?

Pour l’histoire : Molly a été accusée du meurtre de son mari, Gary un brillant médecin de renom. Après ses 5 années de prison, elle sort et fait une déclaration troublante à la presse : Ce n’est pas elle qui a tué Gary. Fran, une ancienne camarade du lycée de Molly va l’aider à percer le mystère. 

Pour les personnages : Un peu déçue de Molly … Un peu trop molle justement. Je reconnais que cela doit être un gros choc tout ce qu’elle vit mais pas une once de bataille en elle … Un peu trop poussée même. Fran elle brille par son sens du devoir, sa dévotion et son envie de réussir contre vents et marées. Il y a aussi l’avocat, le médecin et les parents de Molly qui l’aideront surtout psychologiquement en étant très tendre avec elle. Je suis un peu déçue par les stéréotypes de certains personnages. La justice est directement persuadée que Molly est la véritable coupable et ne cherche pas à creuser plus loin, de plus dès la moitié du livre nous savons qui sont en causes pour les morts troublantes dans l’hôpital, heureusement que le mystère reste entier pour ce qui est du détournement de fond de la bibliothèque et du meurtre de Gary.

Pour résumé : Un bon petit policier comme je les aimes, une traque sans merci avec son côté de dangerosité. J’aime particulièrement MHC pour ses intrigues très bien ficelées, dommage pour elle un télé film américain sur TF1 avait presque raconté la même histoire … Presque ! Sûrement pas le meilleur de cette auteure mais néanmoins un bon policier, parfait pour une petite détente avec des enquêteurs de chocs.

Note Globale : 14/20

Le Bouchon de cristal - Maurice Leblanc

dimanche 6 janvier 2013


Le Bouchon de cristal de Maurice LeBlanc
284 pages, édition le Livre de Poche

Quel intérêt peut avoir ce bouchon de cristal que tant de gens veulent posséder par tous les moyens, y compris le meurtre ? Le plus difficile dans une affaire, nous dit Arsène Lupin, souvent, ce n'est pas d'aboutir, c'est de débuter. En l'occurrence, par où débuter? Quel chemin suivre ? Sans rien connaître, sans savoir quelle partie était jouée, quelles étaient les cartes et qui tenait l'enjeu, Arsène Lupin se jette au plus fort de la bataille. Mais l'adversaire se révèle très vite redoutable et Arsène Lupin est plusieurs fois renvoyé à la case départ. Le jeu sera impitoyable, le suspense poignant. Arsène Lupin, le gentleman-cambrioleur, l'éternel séducteur, l'insolent, réussira-t-il à déjouer les forces du mal et de la haine ?

Après avoir souvent entendu parler du célèbre cambrioleur Arsène Lupin je me décide à commencer ce bouquin et ceci est ma première histoire le concernant ! Le mélange de suspens, de rebondissements en tout genre et le dénouement inattendu font de cette lecture un succès pour moi.

Je ne dis pas souvent des mots sur la couverture mais là, je la trouve assez bâclée voire sommaire. L'édition Le Livre de Poche m'ont déjà prouvé qu'ils pouvaient faire mieux, cependant je dois convenir que cette couverture appelle au mystère qui entoure l'histoire.

Nous débutons donc sur un acte parfaitement habituel pour Lupin : le cambriolage d'un grand ponte. Mais tout ne se déroule pas comme prévu, deux de ses compagnons sont attrapés par la police mais Lupin a en main ce qu'ils étaient venus chercher : le Bouchon de cristal. S'en suit une course folle avant le jour tragique afin de déterminer ce qu'est ce bouchon de cristal et à quoi il sert.

Je vais d'abord parler du personnage qui m'a été donné de découvrir. Lupin se rapproche pour moi d'Hercule Poirot, le calme en moins. Il est certes plus élégant dans ses gestes, plus passionné. Il a une grande estime de lui-même, un égo inébranlable sauf ... Dans cette histoire précisément. Le grand Arsène Lupin se fait rouler et l'on se paie sa tête ouvertement ce qui le fera sortir de ses gonds et multiplier les stratagèmes afin de découvrir la vérité. Je dirais de ce personnage qu'il incarne un genre de fantasme typiquement féminin du héros :  un voleur certes, mais un voleur qui possède les plus belles manières et un charisme fou. Il ne fait jamais de mal, utilise les stratagèmes les plus complexes et ne se fait jamais pincer. 

Concernant ses rivaux qui occupent les sièges les plus prestigieux, nous nous rendons compte tout comme aujourd'hui, que les plus riches sont des vendus notamment ceux de l'Etat. Ils essaient de cacher de lourds secrets qui causeraient leur perte, tout en ayant à leur disposition les meilleures diversions possible - la police par exemple -. Ils sont sans pitié et nous découvrons un personnage très noir, qui nourrit une rancoeur vieille de plusieurs dizaine d'années.

Qu'ais-je pensé de ces personnages ? Je les trouves bien travailler, Lupin reconnaissable entre tous. Il a un style bien à lui, possède l'art de prendre n'importe quelle apparence, un vocabulaire précis. C'est un personnage qui arrive à charmer le lecteur par ses manières à la fois touchantes et rigolotes. 

Concernant l'histoire : J'aime beaucoup le style policier et implicitement j'essaie de découvrir la vérité avant la fin - je n'y arrive que rarement d'ailleurs ... -. Le Bouchon de cristal m'a beaucoup plu pour son suspens avant tout. Il reste entier jusqu'à la fin, la vérité devient de plus en plus opaque au fur et à mesure de l'avancée de l'histoire et je me suis dis : comment va-t-il faire celui-là ? Un deuxième point assez important : les rebondissements. Ils sont très nombreux, au moment où nous pensons sa y est l'affaire est résolue, elle prend un chemin détourné pour nous tenir encore en haleine. 

Pour résumé : Tout est regroupé pour le genre policier : du suspens, des personnage attachant, une histoire compliqué, des drames et voilà vous tombés sur Lupin ! J'ai passé un agréable moment en sa compagnie afin d'élucider ce mystère. Je recommande les aventures du cambrioleur qui ne sont pas difficiles à lire du tout tant la plume est fluide.

Note Globale : 15/20

Une nuit, sur la mer - Patricia MacDonald

lundi 24 décembre 2012


Une nuit, sur la mer de Patricia MacDonald
384 pages, édition le Livre de Poche

Shelby est une femme indépendante. Elle a élevé seule sa fille Chloé, qui semble mener une vie sans problème entre son deuxième mari, Rob, leur petit garçon, Jeremy, et son job de secrétaire médicale. 

Pour Noël , Shelby décide d’offrir au jeune couple une croisière en amoureux dans les Caraïbes. Un cadeau qui va se révéler fatal : Chloé disparaît en mer, tombée selon toute évidence du balcon de sa cabine. Les caméras de surveillance ont filmé la jeune femme titubant en état d’ivresse dans les coursives. 

Mais Shelby ne peut accepter cette explication. Elle sait bien que sa fille, comme elle-même, déteste l’alcool. Qu’est-il vraiment arrivé à Chloé cette nuit-là sur le bateau ? Pour défendre la mémoire de sa fille, Shelby décide envers et contre tous de mener son enquête. Au péril de sa vie...

Et voilà un second livre "de secours" quand on en a oublié d'autres à la maison. Celui-là ne quitté pas ma voiture et heureusement sinon je me serais trouvé toute une journée à cours de lecture ... :\

Nous sommes en pleine mer quand se déroule la tragédie. Chloé tombe (accidentellement?) du bateau de croisière sur lequel elle passait des vacances avec son mari Rob. Commence ensuite une enquête policière et ... personnelle. 

J'aime beaucoup les histoires policières. Cependant celle-ci n'a rien de vraiment extraordinaire. L'histoire débute quand Chloé confie son fils Jeremy à sa mère, Shelby. Pas de descriptions extravagantes, nous sommes en plein quartier de Philadelphie. Vient ensuite l'accident, la rencontre avec la police qui ne peut continuer l'enquête, et Shelby qui s'accroche. C'est d'un classique... 

Malgré le thème assez récurent, l'histoire tient la route et est parsemée de rebondissement. A plusieurs moments je me suis dis, sa y est elle l'a eu ! Ou encore elle est sauvée ! En fait non. La fin du roman est mieux faite je trouve. Nous suivons pas à pas l'enquête de Shelby pour démasquer le tueur de sa fille, l'action est beaucoup plus présente et nous sentons la tension monté tant le dénouement est proche. A contrario, le début est plutôt lent en descriptions, en chamailleries dans la famille, en fait l'auteur pose les premières pierres de son histoire. Mais cela reste quand même assez long.

Passons aux personnages : Chloé m'est d'abord apparue comme une fille que je n'aimerais surtout pas connaître. On dirait qu'elle ne fait pas confiance en sa mère qui l'a pourtant élevée seule, travaillais dur pour que sa fille est une vie décente. Cependant elle est nerveuse et se comporte bizarrement. Vient ensuite Shelby, mère et grand-mère attentionnée, elle sera effondrée par la mort de son enfant et se battra contre vents et marées pour avoir des réponses tangibles. C'est la personne qui a le plus de caractère dans ce livre. Les autres personnages jouent tous un rôle plus ou moins important, cependant je ne vois pas l'importance de les citer, étant donner qu'aucun n'a véritablement de "truc à lui".

J'ai bien aimé le clin d'oeil de l'auteur : ce n'est pas parce qu'on est riche que nous n'avons pas un passé qui nous accable. En effet, Lianna et son mari cachent bien leur jeu. Ils portent tout deux un secret qui n'est pas si facile de cacher et qui va bouleverser la vie de Shelby en priorité.

Pour résumé : Non ce n'est pas un chef-d'oeuvre, ce n'est pas un policier inoubliable. Mais la plume de l'auteur est bien construite, fluide. Elle entretient le suspens jusqu'au bout et il y a des rebondissements. C'est une lecture agréable et simple malgré la lenteur du début (environ 50 premières pages...).

Note Globale : 14/20

La clinique du docteur H. - Mary Higgings Clark

vendredi 23 novembre 2012


La clinique du docteur H. de Mary Higgings Clark
311 pages, édition Le Livre de Poche

Dans La Clinique du docteur H., Mary Higgins Clark, avec une habileté remarquable, tisse la trame effrayante d'un complot médical qui doit rester secret à tout prix et le récit se développe vers un dénouement d'une intensité dramatique proprement hallucinante. La Clinique du docteur H. confirme, après La Nuit du renard, Grand Prix de littérature policière 1980, l'exceptionnelle maîtrise de Mary Higgins Clark, grande romancière de nos angoisses contemporaines.


Nous voilà plonger dans l'univers médical américain par la maîtresse du genre policier Mary Higgings Clark. Etant en cours préparatoire IFSI, je me dis que ce ne serait pas mal de connaître l'univers de nos amis Outre Atlantique. Et je dois dire qu'une fois de plus, je ne me suis pas ennuyée une minute, l'univers policier nous tient en haleine du début à la fin.

L'histoire a le culot d'être contemporaine. En effet, je trouve qu'il est plus difficile pour un écrivain de nous plonger dans un univers de maintenant, car on connaît les moeurs, les règles du monde d'aujourd'hui, c'est plus difficile de nous surprendre. Ecrit en 1980, le thème colle parfaitement aux angoisses des patients de maintenant, le thèmes assez nouveau pour l'époque de l'écriture laisse une trace de peur quand on a finit de le lire. Et si pendant mon parcours de soin j'étais moi-même la victime d'une chose aussi abominable ? 

Nous suivons à la trace (et c'est le cas de le dire) Katie, qui travaille au bureau du procureur. Veuve depuis peu, elle a du mal à se remettre de la mort de son mari et son morfond dans la solitude, son travail étant, sa seule source de distraction. Notre Katie va être plongée dans une enquête troublante, où deux femmes et un homme meurent sans raison apparente. Qu'est-ce qui les relient ? Une certaine clinique ...

Bien que le lecteur dès les première page connaissent le meurtrier, cela n'enlève rien à la façon dont l'auteure tourne le texte. Découvrir la cause de toutes ces tragédies tout au long du récit est aussi palpitant que de découvrir le meurtrier.
Un enchevêtrement d'actions, de quiproco et de chance, mènera les policiers au coupable. Tout se déroule à merveille, nous sommes aspirés par l'action et l'histoire qui se déroule. La plume fluide de l'auteur peu lui permettre d'écrire à peu près n'importe quoi et sa collerait avec l'histoire !

Chaque personnage à son rôle à jouer. Un enchevêtrement de malchance pour le tueur, une bonne dose de ragots qui peuvent paraître insignifiant et hop, cela donne un avant goût de La clinique du docteur H. On dit souvent qu'il faut un grain de folie pour être un génie, c'est le cas aussi dans ce livre. Le docteur H, qui sait pertinemment les risques encourus devant ses manipulations, n'abandonne pas sa quête pour autant et souhaite être reconnu en tant que génie pour ses ... trouvailles. 

Pour résumé, j'ai été plongé dans l'univers assez sombre de la génétique et du tout pouvoir des médecins sur les patients ce qui peut donner lieu à des saccages et à un non respect d'autrui. Ce livre nous pousse à réfléchir sur les faiseurs de miracles. Même au 21e siècle, nous ne savons pas tout sur l'homme et nous en sommes encore très loin. Le livre de Mary Higgings Clark m'a fait froid dans le dos, nous devons avoir toute confiance dans notre système de santé (celui des français étant, le plus performant au monde) mais de nombreux doutes sont quand même présents. Une bonne argumentation, de l'action et de la réflexion, j'apprécie vraiment les livres de MH Clark. Ce n'est pas un livre coup de coeur, mais j'ai passé un agréable moment à retracé le parcours du docteur H. 

Note Globale : 14/20
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